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“90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite”

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Une minute de silence en homme à Quentin Deranque
©Crédit Photographie : Capture d’écran / LCI
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Ce mardi 17 février 2026, une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale en l’hommage du militant d’extrême droite Quentin Deranque. 

L’étudiant de 23 ans est décédé à la suite de ses blessures lors d’une rixe opposant militants d’extrême droite et militants antifascistes à Lyon, le 12 février, survenue en marge d’une action du collectif identitaire Némésis contre la tenue d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. 

Alors que la majorité des médias et politiques pointent la responsabilité de l’extrême-gauche et que la mort tragique de Quentin Deranque est instrumentalisée comme jamais, les chercheurs peinent à rappeler les faits. Pourtant, lorsque vous lisez les études sur la violence politique en France, 90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite. Un “deux poids, deux mesures” qui, comme le montre notre analyse, joue largement en faveur de la progression de l’extrême droite française. 

Les faits vs l’indignation sélective

Si de nombreux élus et médias se sont empressés de pointer LFI du doigt (“C’est manifestement l’ultragauche qui a tué”, a déclaré le ministre de la justice, Gérald Darmanin dimanche 15 février), il faut souligner que l’enquête ne fait que commencer, et que les analyses de vidéos sont toujours en cours. “À ce stade, l’enquête cherche à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels, en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police. Puis des interpellations seront effectuées”, a tempéré Thierry Dran, le procureur de Lyon, dans les pages du Monde. “Une enquête criminelle, ça ne peut pas se faire en quelques jours”.

S’il est encore trop tôt pour connaître toute la vérité sur cette mort tragique, le récit porté par le collectif d’extrême droite Némésis, repris partout sans vérification, d’une agression de Quentin Deranque par des militants antifascistes, commence à se fissurer : Le Canard Enchaîné montre ainsi, images à l’appui, que “les deux groupes étaient bien venus pour en découdre”. Rappelons que Lyon est le théâtre de confrontations depuis des années entre collectifs antifascistes et groupes d’extrême droite.

Toute violence, et a fortiori lorsqu’elle se solde d’un meurtre, doit bien sûr être condamnée sans ambiguïté. Il ne s’agit pas ici de minimiser la violence et la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite passé par l’Action Française et ayant défilé avec des néonazis, mais d’interroger l’indignation sélective des médias et du gouvernement Macron.

La mort de Quentin Deranque tourne en effet en boucle sur les chaînes d’info en continu. Une attention médiatique et politique à laquelle nombre de personnes tuées par des militants d’extrême droite et/ou pour des raisons racistes n’ont pas eu droit – ou alors non sans réticences. 

Que l’on se souvienne de l’assassinat d’Aboubakar Cissé, tué d’une quarantaine de coups de couteau alors qu’il priait dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril 2025. Le suspect, Olivier A., avait filmé son acte en tenant des propos insultants envers l’islam : “Je l’ai fait, ton Allah de merde !” À l’époque, Yaël Braun-Pivet avait initialement refusé d’organiser une minute de silence à l’Assemblée nationale pour honorer la victime ; le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, avait quant à lui été accusé par la famille d’avoir refusé de la rencontrer. 

C’est sans parler des nombreuses victimes de militants ou d’idées d’extrême droite, qui n’ont pas eu droit à un tel hommage dans l’hémicycle :

  • Ismaël Aali, tué le 6 janvier 2026 à Loire-sur-Rhône (Rhône)
    Ce jeune homme a été retrouvé mort dans un étang après une soirée avec un “ami”. Le suspect invoque un accident, mais une vidéo le montre insultant Ismaël avec un mépris raciste peu avant les faits. Il est mis en examen pour meurtre à caractère raciste.
  • Hichem Miraoui, tué le 31 mai 2025 à Puget-sur-Argens (Var)
    Ce coiffeur de 45 ans a été abattu par un voisin. Le suspect, Christophe B, amateur d’armes, avait diffusé des vidéos appelant à “tirer sur la population maghrébine”. Il est mis en examen pour assassinat, la motivation raciste et l’intention terroriste de ce crime ont été retenues par les magistrats. 
  • Djamel Bendjaballah, tué le 31 août 2024, près de Dunkerque (Nord)
    Cet éducateur a été écrasé sous les yeux de sa propre fille par un militant d’extrême droite qui le harcelait. Malgré un arsenal de guerre saisi chez le suspect, et malgré plusieurs plaintes pour injures racistes déposées par la victime, la préméditation et le caractère raciste du meurtre n’ont pas été retenus.
  • Angela Rostas, tuée le 22 février 2024 en Haute-Savoie
    Enceinte de 7 mois et issue de la communauté dite des gens du voyage, elle a été tuée par balle sous les yeux de sa famille. Deux hommes de 26 et 30 ans, issus du milieu de la chasse locale, ont été mis en examen avec la circonstance aggravante du motif raciste.
  • Emine Kara, Aburrahman Kizil et Sirin Ayd, le 23 décembre 2022, à Paris
    William Malet, cheminot à la retraite et sympathisant du Front national de la première heure, ouvre le feu au Centre culturel kurde à Paris, faisant trois morts. Il a expliqué son geste par sa haine pathologique” des étrangers. En juillet 2025, il est renvoyé aux assises pour “assassinats racistes”.
  • Éric Casado-Lopez, à Paris le 14 mai 2022
    Militant d’extrême droite proche des sphères conspirationnistes, Martial Lanoir a tué d’une balle dans la tête ce Français aux origines marocaine et espagnole. Le mobile raciste n’a pas été retenu par la justice. L’homme a cependant été épinglé pour des messages haineux sur sa chaîne Telegram, appelant à “éliminer les cafards” et “le peuple juif”.
  • Federico Martín Aramburú, le 19 mars 2022, à Paris
    Deux militants d’extrême-droite, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, deux anciens du GUD, sont accusés d’avoir tiré sur le rugbyman argentin Federico Martin Aramburu sur la terrasse d’un café parisien. Leur procès est prévu courant 2026, le premier pour assassinat et le second – qui l’a touché à la cuisse et au flanc – pour tentative d’assassinat. 

Ces faits s’inscrivent dans la longue histoire de la violence d’extrême droite marquée notamment par les assassinats d’Ibrahim Ali (tué par un militant du FN à Marseille en 1995) et de Clément Méric (tué par un membre du groupuscule néofasciste Troisième Voie en 2013 à Paris).

Une longue liste de violences

À cette liste non exhaustive de meurtres et assassinats, il faut ajouter la très longue liste des violences commises ces derniers mois par des personnes racistes et/ou d’extrême droite, dont on ne citera que quelques exemples :

  • En janvier 2026, près de Lyon, un lycéen de 17 ans d’origine syrienne a été violemment agressé par trois individus encagoulés. Il a subi des lacérations au visage. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour violences aggravées, il a retenu le caractère racial et religieux des injures. 
  • Dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 septembre 2025, une vingtaine de personnes, visages camouflés, capuches sur la tête et battes de baseball à la main, ont fait irruption sur la place pour attaquer les clients du bar de La Plage, à Brest (Finistère). Selon des témoins, cités par L’Humanité, cette agression serait le fait d’individus d’extrême droite.
  • En mai 2025, neuf membres du groupuscule d’ultra-droite “Les Hussards” ont été interpellés pour leur participation présumée à une violente attaque armée contre un centre culturel kurde turque à Paris en février dernier. L’agression, menée par une vingtaine d’individus cagoulés aux cris de “Paris est nazi”, avait fait plusieurs blessés, dont un militant de la CGT grièvement atteint à l’arme blanche.
  • En novembre 2023, un jardinier de 29 ans est agressé et gravement blessé à la gorge au cutter après avoir été insulté de “bougnoule” par un retraité de 76 ans à Villecresnes. L’agresseur a été condamné à un an de prison ferme pour violences et injures à caractère raciste.
  • En mai 2023, le maire de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick Morez, est visé par un incendie criminel à son domicile alors que sa famille y dormait. Cette attaque fait suite à des mois de harcèlement et de menaces de mort de la part de groupuscules d’extrême droite opposés à l’installation d’un Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA). Dégoûté par l’absence de soutien de l’Etat et de la préfecture, le maire a démissionné.

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“La race tue deux fois”

Ces faits s’inscrivent dans un continuum de violences racistes systématiquement mal ou non prises en compte par les autorités politiques, médiatiques, policières et judiciaires en France. Dans son livre La race tue deux fois (Une histoire des violences racistes en France, Syllepse, 2021), la sociologue Rachida Brahim démontre la cécité volontaire de la justice et du droit français qui contribue à perpétuer les inégalités et le sentiment d’injustice.

Elle a recensé un très grand nombre de violences commises pour des motifs racistes entre 1970 et 2000 en France. Son travail démontre que, même quand ce mobile est évident voire revendiqué, la police, la presse et la justice privilégient d’autres motifs (légitime défense, le coup de sang, la jalousie ou l’alcool) et traitent ces affaires comme des fait-divers de droit commun.

Rachida Brahim cite par exemple un procès de skinheads, en 1988, qui avaient tiré volontairement sur des “Noirs et des Arabes” “pour leur faire peur”. Le tribunal a refusé de qualifier leurs actes de racistes. 

Aujourd’hui encore, le caractère raciste de certains assassinats est parfois nié par la justice et contesté par les proches des victimes. C’est le cas du meurtre d’Eric Casado-Lopez évoqué plus haut ou celui de Djamel Bendjaballah, tué par un militant des Brigades françaises patriotes l’ayant harcelé d’injures racistes avant sa mort. On peut aussi citer le cas de Mahamadou Cissé, abattu à Charleville-Mézières le décembre 2022) d’une balle de fusil à pompe par Hocine A., dans un hall d’immeuble. Le procureur qualifiera ce crime de “meutre par exaspération”, éludant son caractère raciste dénoncé par la sœur de la victime, Assetou Cissé. Franceinfo rapporte pourtant qu’avant d’être interpellé, Hocine A. a appelé son ex-épouse en lui expliquant qu’il avait “tué un Noir”.

90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite

De manière purement statistique, on ne saurait en toute bonne foi mettre dos à dos les collectifs antifascistes et d’extrême droite. Selon la chercheuse Isabelle Sommier, entre 1986 et 2021, sur 53 meurtres à caractère idéologique, 9 sur 10 étaient le fait de l’extrême droite. (Ce type d’assassinat constitue 13 % des violences politiques, qui restent dominées à 70 % par les attaques meurtrières perpétrées par des islamistes, concentrées pour plus du tiers sur l’année 2015).

Si les coups portés à Quentin Deranque ont été commis par des groupes antifascistes en raison de ses opinions politiques, ce serait la première victime d’un groupe de gauche depuis Action Directe dans les années 1980”, souligne par ailleurs la sociologue dans une interview au Nouvel Obs

Elle précise que le camp progressiste a davantage recours à des actions de type “vandalisme” et “affrontements avec les forces de l’ordre”, tandis que l’extrême droite est adepte “des agressions racistes, homophobes ou contre des adversaires politiques”.

De quoi démentir l’affirmation de Marion Maréchal, selon laquelle “la violence d’extrême droite est dérisoire” et qu’elle “n’existe pas dans notre pays” (sur BFMTV, ce mardi 17 février).

À l’inverse, LFI – qui a pourtant condamnéla violence physique d’où qu’elle vienne” – est désormais attaquée de toutes parts, accusée d’avoir attisé la violence ayant mené à la mort de Quentin Deranque. Un peu partout, on peut lire que LFI est dans “l’engrenage de la violence” (L’Opinion) ou encore qu’il existe “une complaisance de LFI pour la violence politique” (Gérald Darmanin, sur RTL).

Ce “deux poids, deux mesures”, qui médiatise certains assassinats à caractère idéologique mais pas d’autres, est du pain bénit pour l’extrême droite (notoirement climatosceptique, faut-il le rappeler) qui y voit une occasion en or pour détourner l’attention de sa propre violence. Un discours largement soutenu par le gouvernement, jusqu’à son premier ministre Sébastien Lecornu qui a estimé – en visant la France insoumise – qu’ “on ne peut avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe dans l’hémicycle peut infuser dans la société”.

Rétablir les faits est capital et constitue une responsabilité dont peu de médias se saisissent. Comment accepter d’avoir des néo-nazis défiler dans nos villes, des meurtres racistes et fermer les yeux sur la violence quotidienne de l’extrême droite d’un côté, et provoquer une indignation nationale de l’autre, bien alimentée par des dizaines de fake news relayées sans vérification ?

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28 Responses

  1. A lire les commentaires, il me semble manquer une mise en perspective historique.
    Faut-il rappeler que la haine et la violence sont dans l’ADN de l’extréme droite? Il faut toujours accuser une minorité de tous nos maux : autrefois c’était le juif, aujourd’hui c’est le musulman et la communauté LGBT. Je vous renvoie aux messages haineux de certains candidats du RN aux municipales. Faut-il rappeler qu’un des plus proches collaborateur de Mme Lepen est le fondateur du GUD, groupuscule néo-nazi revendiqué, qui faisait des descentes dans les facs et distribuait ses tracts armés de battes de baseball. M. Bardella, qui tente de nous faire la leçon ces jours-ci en récupérant de façon cynique le drame de Lyon a eu pour petite amie une des filles de ce néo-nazi (qui, un temps mis ses “compétences” au service de Bashar El Hassad !). Je crois qu’il faut savoir selon quelles valeurs on veut vivre. Celles de la gauche sont l’humanisme, l’anti-racisme et l’anti-fascisme. Puisse le drame de Lyon ne pas nous en éloigner.

  2. Merci pour cet article salutaire. Je vais partager. Si je me doutais de cet état de fait, j’étais loin d’en imaginer les proportions.

  3. On donne facilement des chiffres, ( “ 90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite ” ) mais cela fausse le débat et ne dit pas tout !!!
    Il néglige de dire que ce sont les médias ( de gauche…) qui attribuent à l’extrême droite des crimes classés ” rascistes/hainaeux ” par la Justice des faits de délinquants, mais n’appartenant à aucun parti de droite ou d’extrême droite … En France, la qualification d’un crime ou délit à caractère raciste par la Justice ne conduit pas systématiquement à un classement politique automatique de l’auteur à l’extrême droite.
    La réponse judiciaire et la classification politique/médiatique suivent des logiques différentes.
    Voici les éléments clés basés sur le droit et le traitement des faits : Qualification Juridique (La Justice) :
    Lorsqu’un acte (violence, meurtre, dégradation, injure) est reconnu comme raciste, antisémite ou xénophobe, le procureur ou le tribunal applique une circonstance aggravante (article 132-76 du Code pénal).
    Il s’agit avant tout d’un fait de délinquance ou d’un crime de droit commun motivé par la haine, sanctionné plus sévèrement, indépendamment des opinions politiques affichées par l’auteur.
    Profil des Auteurs :
    Si une part des violences racistes idéologiques est attribuée à la mouvance d’extrême droite (mentionnée parfois comme majoritaire dans ce type de crimes idéologiques spécifiques), la justice ne classe pas les individus politiquement. Les enquêtes se concentrent sur le mobile haineux (le racisme) et non sur l’affiliation politique.
    Diversité des Faits :
    Les infractions racistes sont variées, allant de l’injure publique (majoritaire dans les statistiques) aux violences physiques. Le terme “délinquance” est donc tout à fait approprié pour décrire la nature juridique de ces actes, qui ne sont pas toujours organisés politiquement.
    Traitement Médiatique/Politique :
    Il est vrai que les crimes racistes sont fortement médiatisés et souvent associés dans le débat public à l’extrême droite, surtout si l’auteur s’en revendique. Cependant, la Justice française traite ces affaires comme des infractions au code pénal (crimes ou délits haineux) et non comme une catégorie politique en soi.
    En résumé, si un acte raciste est souvent politiquement analysé sous le prisme de l’extrême droite dans l’espace public, la Justice, elle, le qualifie juridiquement comme une infraction de droit commun aggravée par le racisme (un délit ou un crime de haine), ce qui relève de la délinquance au sens pénal.

  4. Bonjour,
    Je pense qu’on peut motiver les gens à voter à gauche avec un message positif : les pistes cyclables, les places végétalisées, la santé plutôt que les pesticides…
    Par contre, je ne suis pas certain que la comparaison entre les meurtres d’extrême droite et d’extrême gauche soit la meilleure idée.
    Et puis, c’est quoi cette liste ? Si on ajoute le Bataclan et Charlie Hebdo, on peut largement faire pencher la balance de l’autre côté. Bref, ne jouons pas au scientifique du dimanche, laissons la science aux vrais scientifiques.

    1. Les attaques de Charlie Hebdo et du Bataclan n’ont rien à voir avec l’extrême-gauche. Elle est dû à des fanatiques religieux, qui se rapprocherait plus de fanatiques chrétiens comme Bolloré ou Stérin dans leur vision du monde.

  5. Qu’est ce que cet article (néanmoins intéressant) vient faire sur bonpote?
    Avant, je trouvais ici des informations, analyses, études, sur le réchauffement climatique, l’écologie, la science.
    Maintenant, c’est des tartines sur l’extrème droite… Dommage.

    Je cite: “BonPote: Média indépendant sur l’environnement.”
    J’ai fait une recherche sur l’article. Aucun des mots suivant n’apparait: environnement, vert, climat, réchauffement climatique…

    Dommage, la portée de bonpote, bijou par le passé, va s’estomper, car désormais considéré par la majorité comme un média d’extrème gauche.

    NB: je vote socialiste.

  6. Les 2 extrêmes tuent. Georges Besse ? Action Directe ? Ca parle à quelqu’un ?
    Les groupuscules d’extrême droite comme d’extrême gauche ont en commun cette violence politique qui fait partie de leur ADN. Fascisme brun contre fascisme rouge. Point barre.

      1. Exactement. Vous avez raison.
        A lire de nombreux commentaires, on croit rêver. Leurs auteurs ont manifestement raté une marche. Pour deux raisons : s’appuyer sur des données vérifiables, dans l’état actuel de la société française ne peut que conduire à remettre en cause le discours dominant et la dérive extrême droitière de la politique ; le lien entre les violences de rue et l’écologie est évident. D’abord parce que les militants écologistes sont parmi les premières victimes des violences. Ensuite parce que l’extrême droite et la droite sont en train d’installer un régime de peur à propos de toutes questions “chaudes” actuelles, que ce soit l’environnement, les discriminations, les conflits à Gaza et en Ukraine, la solidarité… La peur est mauvaise conseillère car elle pose mal les problèmes et brouille les enjeux.

  7. Wow, les fafs sont de sortie dans les commentaires ? Allez faire vos analyses de comptoirs dans vos médias de droite, ça ne manque pas, vous serez entre gens convaincus !

    Moi je le trouve très bien cet article, et oui à gauche parce que la neutralité des médias, c’est une utopie. On prend forcément position, ne serait-ce que contre ceux et celles qui menacent notre existence (presse libre et fachos, on en parle ?)

    Voilà.

    1. Ben pas forcément d’accord.
      Le but de Bon Pote est (était ?) d’informer avec rigueur scientifique sur le le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité.
      Si le média devient réservé à la gauche avec une orientation de gauche assumée sur ce genre d’article, qui allons-nous sensibiliser / convaincre dans le combat climatique ? Les déjà convaincus ?
      Comme déjà dit dans un commentaire, les biais de cet article (même si je suis d’accord sur le fond) risquent de décrédibiliser tout le reste.

      1. 100% d’accord avec Etienne. Thibaut S. n’est pas la pour parler d’écologie visiblement. Il fait virer bonpote à l’extrême gauche, tant pis pour ceux qui voulaient de la neutralité.

  8. Si on comptabilisait toutes les violences visant des ”français de souche” par des voyous ”racises ” la liste de l’article semblerait microscopique

  9. Bon, ça y est, depuis que Bon Pote a pris le virage “média indépendant”, son contenu vient s’ajouter à la longue liste des médias de gauche décroissant / extrême gauche.
    Dommage, j’aimais bien quand c’était un blog sur le climat…

  10. Mes cher·es Michel·les,
    j’entends votre indignation, et je la partage en partie — oui, les violences d’extrême droite sont sous-médiatisées, oui, des victimes de crimes racistes n’obtiennent pas la reconnaissance qu’elles méritent. Mais navré de vous le dire… Vous écrivez cet article avec des œillères de cheval, ce qui dessert la cause que vous prétendez défendre.

    Commençons par votre usage des chiffre… Vous écrivez que “90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite”. Fort bien. Mais vous mentionnez vous-mêmes, dans une parenthèse honteuse tant elle est discrète, que 70 % des violences politiques meurtrières en France sont le fait d’islamistes. Relisez-vous : vous avez relégué dans une incise de trois lignes une donnée qui écrase littéralement celle que vous placez en titre. Le procédé est simple — on découpe les catégories jusqu’à obtenir le chiffre qui arrange, puis on glisse sous le tapis ce qui dérange. Yolo les statistiques ?

    53 meurtres à caractère idéologique recensés sur 35 années, on parle d’un échantillon extrêmement restreint. Cela ne veut pas dire que ces meurtres ne comptent pas. Mais présenter un ratio sur 53 cas comme s’il s’agissait d’une loi statistique implacable est bien fragile, et vous le savez. D’autant que la définition même de “meurtre à caractère idéologique” détermine entièrement le résultat : incluez-y le terrorisme islamiste, et votre 90 % fond comme neige au soleil.
    Ensuite, et c’est peut-être le plus grave, votre article est frappé d’un angle mort considérable. Vous dénoncez, à raison, le mécanisme par lequel la justice française refuse de qualifier de racistes des meurtres dont les victimes sont d’origine maghrébine ou africaine. Mais vous êtes rigoureusement aveugles au mécanisme symétrique : les violences quotidiennes, les agressions, les passages à tabac dont les victimes sont choisies, au moins en partie, selon des critères ethniques, sans que ce mobile ne soit jamais nommé ni comptabilisé. Ces violences-là n’entrent dans aucun de vos décomptes, dans aucune de vos indignations. Elles n’existent tout simplement pas dans votre grille de lecture. Ce n’est pas parce qu’un agresseur ne crie pas ses motivations devant une caméra que le choix de sa victime est aléatoire. La “race qui tue deux fois”, pour reprendre le titre de Brahim, et bien moi je lui répondrai qu’elle ne tue pas dans un seul sens. Allé c’est cadeau !
    Par ailleurs, vous demandez la prudence sur l’affaire Deranque — l’enquête est en cours, dit le procureur, et vous avez raison de le rappeler. Mais cette prudence, vous ne l’appliquez qu’à sens unique. Vous listez des affaires dont certaines sont encore en instruction, et vous tirez des conclusions morales globales à partir de cas individuels dont le traitement judiciaire n’est pas achevé. Le doute que vous réclamez pour les uns, vous le refusez aux autres.
    Enfin, un mot sur votre parenthèse gratuite — “notoirement climatosceptique, faut-il le rappeler”. Non, il ne fallait pas le rappeler, parce que cela n’a strictement aucun rapport avec le sujet. Sauf à considérer que le climatoscepticisme est un argument moral qui disqualifie par contamination tout ce que fait ou dit une personne, ce qui est exactement le type de raisonnement par amalgame que vous reprochez à vos adversaires.
    Terminons par ceci, et c’est sans doute le plus important. Bon Pote s’est construit une réputation, méritée, sur l’exigence scientifique et la rigueur des sources en matière de climat et d’effondrement. Quand vous démontez une fake news sur les énergies fossiles ou que vous décortiquez un rapport du GIEC, vous êtes irréprochables, et c’est pour cela que des dizaines de milliers de personnes vous font confiance. Cette confiance vous impose un devoir d’exemplarité qui ne s’arrête pas aux frontières du climat. Quand vous publiez un article politique qui manipule des statistiques par découpage catégoriel, qui occulte sciemment des pans entiers de la violence pour servir un récit, qui confond plaidoyer militant et établissement des faits, vous abîmez cette confiance. Pas seulement sur le sujet du jour, mais rétroactivement sur tout le reste. Le lecteur qui découvre vos biais ici se demandera légitimement si vos articles sur le climat ne souffrent pas des mêmes travers.
    Être de gauche ne signifie pas manger les mêmes merdes que son voisin à la cantine. On peut défendre la justice sociale, combattre le racisme et la montée de l’extrême droite tout en refusant de le faire avec les outils intellectuels de ceux que l’on prétend combattre : le tri sélectif des victimes, la manipulation des chiffres et l’indignation à géométrie variable. Si votre cause est juste, elle doit être noble. Et si vous devez tricher (pour ne pas dire mentir…) pour convaincre, demandez-vous si ce n’est pas votre argumentaire qui a un problème, pas votre lecteur.

  11. Étude de Sciences Po soigneusement biaisée imputant tous les crimes racistes à l’extrême droite et passant sous silence les agressions anti-blancs et anti-flics qu’on pourrait, en utilisant le même procédé, imputer à l’extrême gauche

  12. “Le camp progressiste….” . ? On parle des gars qui cassent tout à la moindre manif ? Perso je me sens moins menacé par un manifestation de fachos que d’antifa, qui ont tendance à montrer plus de violence.

    L’extrême gauche comme la droite, c’est un cancer point barre, pas de débat à avoir, appelons un chat un chat, moi perso des gars qui passent leur temps à se mettre sur la gueule et qui se tuent entre eux ben…aucun soucis, du moment qu’il n’y a pas de victimes collatéral.
    La minute de silence n’était pas nécessaire.

  13. Votre article est bien fait, vous vous felicitez de n’utiliser aucune IA générative, en effet, l’IA serait trop objective et neutre, ce qui n’est pas le cas de votre article totalement à charge. Dommage.
    Je pense qu’il ne faut accepter aucune mort pour des idées, les guerres ont font dèjà beaucoup trop.

    1. Je n’aurais pas dit mieux. Mais de nos jours les médias sont catalogués d’un camp ou de l’autre, ici la couleur ne laisse pas de doute. Les arguments de l’article sont risibles à côté des morts de Staline, Pol Pot, Hitler, etc…. Les faits cités restent de faits divers liés à la nature de l’homme, il reste juste à leur trouver un prétexte.

  14. Tout à fait d’accord ! Merci pour le rappel de ces meurtres racistes qui font froid dans le dos. Quelques commentaires cependant :
    – je ne pense pas qu’un meurtre raciste soit forcément un “meurtre d’extrême droite”. Ceux menés par des identitaires / FAF / nationalistes sans nul doute mais il y a aussi du racisme malheureusement plus “ordinaire” y compris chez des personnes votant à gauche (si si). Et dans vos exemples, pour l’affaire Mahamadou Cissé, l’accusé est maghrébin.
    – Sinon, de la même manière on pourrait dire que toutes les attaques envers la police, la gendarmerie, les représentants de l’ordre, etc. sont le fait de l’extrême gauche et je pense qu’on pourrait en faire une belle liste également.
    – la violence politique (car c’est plutôt le sujet ici et de la minute de silence) doit être combattu, quelle qu’elle soit. Même ceux responsable de 10%. Car comme le dit un bon article de Bon Pote (https://bonpote.com/analyse-la-france-ne-represente-que-1-des-emissions-de-co2/), dire qu’il ne faut rien faire car cela ne représente que 10% des violences, c’est du whataboutisme.

  15. Encore un blog torche cul.Vous n’avez plus rien a voir avec la gauche .Vous n’etes qu’une bande d’identitaires racialistes minables.

  16. Les agressions récentes de l extrême droite à Lyon :

    15 avril 2022 : attaque du blocage de Science-Po Lyon par la Cocarde étudiante pendant l’entre deux tours
    9 juin 2022 : Un cadre des identitaires attaques 2 jeunes avec un couteau dans le bas des Pentes de la Croix-Rousse
    16 octobre 2022 : attaque d’un piquet de grève des agents de nettoyage de Perrache syndiqué à la CNT-SO
    5 décembre 2022 : 2 militants du collectif « fermons les locaux fascistes » sont agressé dans le vieux lyon
    11 novembre 2023 : plusieurs dizaines de militant-es nationalistes attaquent une conférence sur la Palestine organisée à la Maison des passages dans le vieux Lyon
    2 février 2024 : attaque de 2 jeunes racisés à la sortie d’une boite de nuit par des identitaires, dont Sinisha Milinov leader de la cocarde étudiante et inscrit sur une liste du FN par le passé
    25 mai 2024 : agression raciste de deux supportrices de l’OL au Groupama Stadium
    6 octobre 2024 : attaque au couteau contre le groupe de supporters « multiculturel » de six neuf pirates par des supporters d’extrême droite
    11 octobre 2024 : agression d’une femme qui portait une casquette du club de foot antifasciste St-Pauli place Carnot
    7 juillet 2024 : attaque du rassemblement de gauche suite au résultat des législatives
    8 janvier 2026 : meurtre d’Ismaïl Aali après un traquenard organisé à Lyon
    5 février 2026 : agression d’étudiant-es à l’entrée de Lyon 3 par des militant-es de la cocarde accompagné par des militants NR et identitaires

    1. Tu veux compter toutes les agressions en Région Lyonnaise de” français de souche” ou de policiers par des militants d’extrême gauche , des islamistes ou des racailles racises y compris avec des insultes racistes du genre ”sale gweirs ” ”sales Koufars” sales blancs ou autres amabilités depuis 3 ou 4 ans . Je parie que 30 ou 40 pg internet ne suffiraient pas à une liste exhaustive. Mais pour les extrémistes comme toi il y a les bonnes et les mauvaises victimes mais aussi les bon et les mauvais agresseurs .

  17. Oui c’est totalement instrumentalisé.
    Après la France Insoumise avait totalement instrumentalisé la mort de Nahel par exemple, sans attendre l’enquête, et les dégats ont coûté un milliard.

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28 Responses

  1. A lire les commentaires, il me semble manquer une mise en perspective historique.
    Faut-il rappeler que la haine et la violence sont dans l’ADN de l’extréme droite? Il faut toujours accuser une minorité de tous nos maux : autrefois c’était le juif, aujourd’hui c’est le musulman et la communauté LGBT. Je vous renvoie aux messages haineux de certains candidats du RN aux municipales. Faut-il rappeler qu’un des plus proches collaborateur de Mme Lepen est le fondateur du GUD, groupuscule néo-nazi revendiqué, qui faisait des descentes dans les facs et distribuait ses tracts armés de battes de baseball. M. Bardella, qui tente de nous faire la leçon ces jours-ci en récupérant de façon cynique le drame de Lyon a eu pour petite amie une des filles de ce néo-nazi (qui, un temps mis ses “compétences” au service de Bashar El Hassad !). Je crois qu’il faut savoir selon quelles valeurs on veut vivre. Celles de la gauche sont l’humanisme, l’anti-racisme et l’anti-fascisme. Puisse le drame de Lyon ne pas nous en éloigner.

  2. Merci pour cet article salutaire. Je vais partager. Si je me doutais de cet état de fait, j’étais loin d’en imaginer les proportions.

  3. On donne facilement des chiffres, ( “ 90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite ” ) mais cela fausse le débat et ne dit pas tout !!!
    Il néglige de dire que ce sont les médias ( de gauche…) qui attribuent à l’extrême droite des crimes classés ” rascistes/hainaeux ” par la Justice des faits de délinquants, mais n’appartenant à aucun parti de droite ou d’extrême droite … En France, la qualification d’un crime ou délit à caractère raciste par la Justice ne conduit pas systématiquement à un classement politique automatique de l’auteur à l’extrême droite.
    La réponse judiciaire et la classification politique/médiatique suivent des logiques différentes.
    Voici les éléments clés basés sur le droit et le traitement des faits : Qualification Juridique (La Justice) :
    Lorsqu’un acte (violence, meurtre, dégradation, injure) est reconnu comme raciste, antisémite ou xénophobe, le procureur ou le tribunal applique une circonstance aggravante (article 132-76 du Code pénal).
    Il s’agit avant tout d’un fait de délinquance ou d’un crime de droit commun motivé par la haine, sanctionné plus sévèrement, indépendamment des opinions politiques affichées par l’auteur.
    Profil des Auteurs :
    Si une part des violences racistes idéologiques est attribuée à la mouvance d’extrême droite (mentionnée parfois comme majoritaire dans ce type de crimes idéologiques spécifiques), la justice ne classe pas les individus politiquement. Les enquêtes se concentrent sur le mobile haineux (le racisme) et non sur l’affiliation politique.
    Diversité des Faits :
    Les infractions racistes sont variées, allant de l’injure publique (majoritaire dans les statistiques) aux violences physiques. Le terme “délinquance” est donc tout à fait approprié pour décrire la nature juridique de ces actes, qui ne sont pas toujours organisés politiquement.
    Traitement Médiatique/Politique :
    Il est vrai que les crimes racistes sont fortement médiatisés et souvent associés dans le débat public à l’extrême droite, surtout si l’auteur s’en revendique. Cependant, la Justice française traite ces affaires comme des infractions au code pénal (crimes ou délits haineux) et non comme une catégorie politique en soi.
    En résumé, si un acte raciste est souvent politiquement analysé sous le prisme de l’extrême droite dans l’espace public, la Justice, elle, le qualifie juridiquement comme une infraction de droit commun aggravée par le racisme (un délit ou un crime de haine), ce qui relève de la délinquance au sens pénal.

  4. Bonjour,
    Je pense qu’on peut motiver les gens à voter à gauche avec un message positif : les pistes cyclables, les places végétalisées, la santé plutôt que les pesticides…
    Par contre, je ne suis pas certain que la comparaison entre les meurtres d’extrême droite et d’extrême gauche soit la meilleure idée.
    Et puis, c’est quoi cette liste ? Si on ajoute le Bataclan et Charlie Hebdo, on peut largement faire pencher la balance de l’autre côté. Bref, ne jouons pas au scientifique du dimanche, laissons la science aux vrais scientifiques.

    1. Les attaques de Charlie Hebdo et du Bataclan n’ont rien à voir avec l’extrême-gauche. Elle est dû à des fanatiques religieux, qui se rapprocherait plus de fanatiques chrétiens comme Bolloré ou Stérin dans leur vision du monde.

  5. Qu’est ce que cet article (néanmoins intéressant) vient faire sur bonpote?
    Avant, je trouvais ici des informations, analyses, études, sur le réchauffement climatique, l’écologie, la science.
    Maintenant, c’est des tartines sur l’extrème droite… Dommage.

    Je cite: “BonPote: Média indépendant sur l’environnement.”
    J’ai fait une recherche sur l’article. Aucun des mots suivant n’apparait: environnement, vert, climat, réchauffement climatique…

    Dommage, la portée de bonpote, bijou par le passé, va s’estomper, car désormais considéré par la majorité comme un média d’extrème gauche.

    NB: je vote socialiste.

  6. Les 2 extrêmes tuent. Georges Besse ? Action Directe ? Ca parle à quelqu’un ?
    Les groupuscules d’extrême droite comme d’extrême gauche ont en commun cette violence politique qui fait partie de leur ADN. Fascisme brun contre fascisme rouge. Point barre.

      1. Exactement. Vous avez raison.
        A lire de nombreux commentaires, on croit rêver. Leurs auteurs ont manifestement raté une marche. Pour deux raisons : s’appuyer sur des données vérifiables, dans l’état actuel de la société française ne peut que conduire à remettre en cause le discours dominant et la dérive extrême droitière de la politique ; le lien entre les violences de rue et l’écologie est évident. D’abord parce que les militants écologistes sont parmi les premières victimes des violences. Ensuite parce que l’extrême droite et la droite sont en train d’installer un régime de peur à propos de toutes questions “chaudes” actuelles, que ce soit l’environnement, les discriminations, les conflits à Gaza et en Ukraine, la solidarité… La peur est mauvaise conseillère car elle pose mal les problèmes et brouille les enjeux.

  7. Wow, les fafs sont de sortie dans les commentaires ? Allez faire vos analyses de comptoirs dans vos médias de droite, ça ne manque pas, vous serez entre gens convaincus !

    Moi je le trouve très bien cet article, et oui à gauche parce que la neutralité des médias, c’est une utopie. On prend forcément position, ne serait-ce que contre ceux et celles qui menacent notre existence (presse libre et fachos, on en parle ?)

    Voilà.

    1. Ben pas forcément d’accord.
      Le but de Bon Pote est (était ?) d’informer avec rigueur scientifique sur le le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité.
      Si le média devient réservé à la gauche avec une orientation de gauche assumée sur ce genre d’article, qui allons-nous sensibiliser / convaincre dans le combat climatique ? Les déjà convaincus ?
      Comme déjà dit dans un commentaire, les biais de cet article (même si je suis d’accord sur le fond) risquent de décrédibiliser tout le reste.

      1. 100% d’accord avec Etienne. Thibaut S. n’est pas la pour parler d’écologie visiblement. Il fait virer bonpote à l’extrême gauche, tant pis pour ceux qui voulaient de la neutralité.

  8. Si on comptabilisait toutes les violences visant des ”français de souche” par des voyous ”racises ” la liste de l’article semblerait microscopique

  9. Bon, ça y est, depuis que Bon Pote a pris le virage “média indépendant”, son contenu vient s’ajouter à la longue liste des médias de gauche décroissant / extrême gauche.
    Dommage, j’aimais bien quand c’était un blog sur le climat…

  10. Mes cher·es Michel·les,
    j’entends votre indignation, et je la partage en partie — oui, les violences d’extrême droite sont sous-médiatisées, oui, des victimes de crimes racistes n’obtiennent pas la reconnaissance qu’elles méritent. Mais navré de vous le dire… Vous écrivez cet article avec des œillères de cheval, ce qui dessert la cause que vous prétendez défendre.

    Commençons par votre usage des chiffre… Vous écrivez que “90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite”. Fort bien. Mais vous mentionnez vous-mêmes, dans une parenthèse honteuse tant elle est discrète, que 70 % des violences politiques meurtrières en France sont le fait d’islamistes. Relisez-vous : vous avez relégué dans une incise de trois lignes une donnée qui écrase littéralement celle que vous placez en titre. Le procédé est simple — on découpe les catégories jusqu’à obtenir le chiffre qui arrange, puis on glisse sous le tapis ce qui dérange. Yolo les statistiques ?

    53 meurtres à caractère idéologique recensés sur 35 années, on parle d’un échantillon extrêmement restreint. Cela ne veut pas dire que ces meurtres ne comptent pas. Mais présenter un ratio sur 53 cas comme s’il s’agissait d’une loi statistique implacable est bien fragile, et vous le savez. D’autant que la définition même de “meurtre à caractère idéologique” détermine entièrement le résultat : incluez-y le terrorisme islamiste, et votre 90 % fond comme neige au soleil.
    Ensuite, et c’est peut-être le plus grave, votre article est frappé d’un angle mort considérable. Vous dénoncez, à raison, le mécanisme par lequel la justice française refuse de qualifier de racistes des meurtres dont les victimes sont d’origine maghrébine ou africaine. Mais vous êtes rigoureusement aveugles au mécanisme symétrique : les violences quotidiennes, les agressions, les passages à tabac dont les victimes sont choisies, au moins en partie, selon des critères ethniques, sans que ce mobile ne soit jamais nommé ni comptabilisé. Ces violences-là n’entrent dans aucun de vos décomptes, dans aucune de vos indignations. Elles n’existent tout simplement pas dans votre grille de lecture. Ce n’est pas parce qu’un agresseur ne crie pas ses motivations devant une caméra que le choix de sa victime est aléatoire. La “race qui tue deux fois”, pour reprendre le titre de Brahim, et bien moi je lui répondrai qu’elle ne tue pas dans un seul sens. Allé c’est cadeau !
    Par ailleurs, vous demandez la prudence sur l’affaire Deranque — l’enquête est en cours, dit le procureur, et vous avez raison de le rappeler. Mais cette prudence, vous ne l’appliquez qu’à sens unique. Vous listez des affaires dont certaines sont encore en instruction, et vous tirez des conclusions morales globales à partir de cas individuels dont le traitement judiciaire n’est pas achevé. Le doute que vous réclamez pour les uns, vous le refusez aux autres.
    Enfin, un mot sur votre parenthèse gratuite — “notoirement climatosceptique, faut-il le rappeler”. Non, il ne fallait pas le rappeler, parce que cela n’a strictement aucun rapport avec le sujet. Sauf à considérer que le climatoscepticisme est un argument moral qui disqualifie par contamination tout ce que fait ou dit une personne, ce qui est exactement le type de raisonnement par amalgame que vous reprochez à vos adversaires.
    Terminons par ceci, et c’est sans doute le plus important. Bon Pote s’est construit une réputation, méritée, sur l’exigence scientifique et la rigueur des sources en matière de climat et d’effondrement. Quand vous démontez une fake news sur les énergies fossiles ou que vous décortiquez un rapport du GIEC, vous êtes irréprochables, et c’est pour cela que des dizaines de milliers de personnes vous font confiance. Cette confiance vous impose un devoir d’exemplarité qui ne s’arrête pas aux frontières du climat. Quand vous publiez un article politique qui manipule des statistiques par découpage catégoriel, qui occulte sciemment des pans entiers de la violence pour servir un récit, qui confond plaidoyer militant et établissement des faits, vous abîmez cette confiance. Pas seulement sur le sujet du jour, mais rétroactivement sur tout le reste. Le lecteur qui découvre vos biais ici se demandera légitimement si vos articles sur le climat ne souffrent pas des mêmes travers.
    Être de gauche ne signifie pas manger les mêmes merdes que son voisin à la cantine. On peut défendre la justice sociale, combattre le racisme et la montée de l’extrême droite tout en refusant de le faire avec les outils intellectuels de ceux que l’on prétend combattre : le tri sélectif des victimes, la manipulation des chiffres et l’indignation à géométrie variable. Si votre cause est juste, elle doit être noble. Et si vous devez tricher (pour ne pas dire mentir…) pour convaincre, demandez-vous si ce n’est pas votre argumentaire qui a un problème, pas votre lecteur.

  11. Étude de Sciences Po soigneusement biaisée imputant tous les crimes racistes à l’extrême droite et passant sous silence les agressions anti-blancs et anti-flics qu’on pourrait, en utilisant le même procédé, imputer à l’extrême gauche

  12. “Le camp progressiste….” . ? On parle des gars qui cassent tout à la moindre manif ? Perso je me sens moins menacé par un manifestation de fachos que d’antifa, qui ont tendance à montrer plus de violence.

    L’extrême gauche comme la droite, c’est un cancer point barre, pas de débat à avoir, appelons un chat un chat, moi perso des gars qui passent leur temps à se mettre sur la gueule et qui se tuent entre eux ben…aucun soucis, du moment qu’il n’y a pas de victimes collatéral.
    La minute de silence n’était pas nécessaire.

  13. Votre article est bien fait, vous vous felicitez de n’utiliser aucune IA générative, en effet, l’IA serait trop objective et neutre, ce qui n’est pas le cas de votre article totalement à charge. Dommage.
    Je pense qu’il ne faut accepter aucune mort pour des idées, les guerres ont font dèjà beaucoup trop.

    1. Je n’aurais pas dit mieux. Mais de nos jours les médias sont catalogués d’un camp ou de l’autre, ici la couleur ne laisse pas de doute. Les arguments de l’article sont risibles à côté des morts de Staline, Pol Pot, Hitler, etc…. Les faits cités restent de faits divers liés à la nature de l’homme, il reste juste à leur trouver un prétexte.

  14. Tout à fait d’accord ! Merci pour le rappel de ces meurtres racistes qui font froid dans le dos. Quelques commentaires cependant :
    – je ne pense pas qu’un meurtre raciste soit forcément un “meurtre d’extrême droite”. Ceux menés par des identitaires / FAF / nationalistes sans nul doute mais il y a aussi du racisme malheureusement plus “ordinaire” y compris chez des personnes votant à gauche (si si). Et dans vos exemples, pour l’affaire Mahamadou Cissé, l’accusé est maghrébin.
    – Sinon, de la même manière on pourrait dire que toutes les attaques envers la police, la gendarmerie, les représentants de l’ordre, etc. sont le fait de l’extrême gauche et je pense qu’on pourrait en faire une belle liste également.
    – la violence politique (car c’est plutôt le sujet ici et de la minute de silence) doit être combattu, quelle qu’elle soit. Même ceux responsable de 10%. Car comme le dit un bon article de Bon Pote (https://bonpote.com/analyse-la-france-ne-represente-que-1-des-emissions-de-co2/), dire qu’il ne faut rien faire car cela ne représente que 10% des violences, c’est du whataboutisme.

  15. Encore un blog torche cul.Vous n’avez plus rien a voir avec la gauche .Vous n’etes qu’une bande d’identitaires racialistes minables.

  16. Les agressions récentes de l extrême droite à Lyon :

    15 avril 2022 : attaque du blocage de Science-Po Lyon par la Cocarde étudiante pendant l’entre deux tours
    9 juin 2022 : Un cadre des identitaires attaques 2 jeunes avec un couteau dans le bas des Pentes de la Croix-Rousse
    16 octobre 2022 : attaque d’un piquet de grève des agents de nettoyage de Perrache syndiqué à la CNT-SO
    5 décembre 2022 : 2 militants du collectif « fermons les locaux fascistes » sont agressé dans le vieux lyon
    11 novembre 2023 : plusieurs dizaines de militant-es nationalistes attaquent une conférence sur la Palestine organisée à la Maison des passages dans le vieux Lyon
    2 février 2024 : attaque de 2 jeunes racisés à la sortie d’une boite de nuit par des identitaires, dont Sinisha Milinov leader de la cocarde étudiante et inscrit sur une liste du FN par le passé
    25 mai 2024 : agression raciste de deux supportrices de l’OL au Groupama Stadium
    6 octobre 2024 : attaque au couteau contre le groupe de supporters « multiculturel » de six neuf pirates par des supporters d’extrême droite
    11 octobre 2024 : agression d’une femme qui portait une casquette du club de foot antifasciste St-Pauli place Carnot
    7 juillet 2024 : attaque du rassemblement de gauche suite au résultat des législatives
    8 janvier 2026 : meurtre d’Ismaïl Aali après un traquenard organisé à Lyon
    5 février 2026 : agression d’étudiant-es à l’entrée de Lyon 3 par des militant-es de la cocarde accompagné par des militants NR et identitaires

    1. Tu veux compter toutes les agressions en Région Lyonnaise de” français de souche” ou de policiers par des militants d’extrême gauche , des islamistes ou des racailles racises y compris avec des insultes racistes du genre ”sale gweirs ” ”sales Koufars” sales blancs ou autres amabilités depuis 3 ou 4 ans . Je parie que 30 ou 40 pg internet ne suffiraient pas à une liste exhaustive. Mais pour les extrémistes comme toi il y a les bonnes et les mauvaises victimes mais aussi les bon et les mauvais agresseurs .

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