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Exclusif : comment le sénateur Duplomb a touché plus d’un million d’euros de subventions

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©Crédit Photographie : Laurent Duplomb – Wikipedia commons | Montage Valentine Michel
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Bottes au pied et fourche à la main. Le sénateur (LR) Laurent Duplomb se présente comme l’« ambassadeur » et le « défenseur » d’un monde rural en souffrance et se décrit comme un agriculteur « dans la moyenne française »

Nous avons vérifié. La réalité, c’est qu’il fait partie des agriculteurs les plus subventionnés de France, voire même dans les 1 % les mieux dotés pour l’année 2023 où il a reçu 209 000 euros de subventions. Depuis 2020, selon nos calculs basés sur les données de la PAC et des délibérations régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, la structure familiale de Laurent Duplomb a capté plus d’un million d’euros d’aides publiques.

Ces subventions ont explosé en 2025. Alors qu’il portait sa loi de « simplification » agricole – très contestée, notoirement dangereuse pour les Français et en partie censurée – son exploitation bénéficiait simultanément de subventions majeures pour des agrandissements précisément facilités par son propre texte.

Ces informations, inédites, prouvent que son exploitation est aux antipodes de la réalité des petits agriculteurs, qu’il n’hésite pas à dénigrer. Elles montrent aussi que, grâce à des mesures et décrets qui le concernent directement et grâce à des amitiés politiques, les actions du sénateur Duplomb sont très utiles aux finances de la ferme de l’exploitant Duplomb. 

Laurent Duplomb : derrière le récit médiatique, la réalité d’une exploitation industrielle

D’abord, contrairement à ce qu’affirme Laurent Duplomb, sa ferme n’est pas dans la moyenne française. On y trouve 300 bovins, dont 130 vaches laitières. 

En France, 7459 des 65 000 fermes laitières ont plus de 100 vaches, et seules 2400 ont plus de 150 vaches. Cela veut dire que 96 % des fermes ont moins de 150 vaches et 85 % ont moins de 100 vaches.

C’est dans cet intervalle que se situe l’exploitation de Laurent Duplomb. 

Une loi utile pour les agrandissements de Laurent Duplomb ?

Ce chiffre de 130 vaches dans l’exploitation de Laurent Duplomb est important à connaître pour une autre raison. Deux décrets d’application de sa loi Duplomb visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » ont été publiés début février. Ces décrets reculent notamment le nombre de vaches à partir duquel un agriculteur doit demander une autorisation à l’Etat, afin de garantir la maîtrise des risques de nuisances et de pollutions de son élevage. Ce seuil est passé de 150 à 200.

La loi du sénateur Duplomb pourrait donc être utile à l’exploitant Duplomb, s’il veut agrandir encore sa ferme et accueillir quelques dizaines de vaches supplémentaires. Or, vous allez le voir, c’est exactement ce à quoi il a travaillé – et ce pourquoi il a été subventionné – tout au long de l’année 2025 et en parallèle du vote de sa loi.

Un géant économique dans un département en difficulté agricole

L’exploitation de Laurent Duplomb compte 180 hectares (la moyenne du département est de 81 hectares pour les exploitations laitières) dont 10 hectares sont consacrés à la culture de Lentille Verte du Puy (c’est deux fois plus que la moyenne du département), 40 hectares de céréales (dont 10 hectares de seigle dédiés à la méthanisation) et 40 hectares de maïs irrigué. Le tout est complété par une retenue d’eau et une unité de méthanisation, visibles sur les photos ci-dessous. 

L’agriculteur, qui travaille sur la ferme avec trois membres de sa famille, se félicite d’avoir « multiplié par quatre ses rendements ». Ce succès est rare en Haute-Loire : au dernier recensement, un quart des exploitations du département ont disparu sur une décennie (elles étaient 5114 en 2010, et 3950 en 2020). 

Légende : La ferme de Laurent Duplomb, dans laquelle on voit un méthaniseur et plusieurs bâtiments en extension et recouverts de panneaux solaires. Capture d’écran / Reportage de (C dans l’air)

Une majorité (73 %) des exploitations encore en vie sont des petites ou des micros exploitations (leur potentiel agricole est inférieur à 100 000 ou 25 000 euros).

Des exploitants que Laurent Duplomb, cité par Politis, assume tout à fait de ne pas défendre : « En France, un tiers des exploitations agricoles a un chiffre d’affaires inférieur à 25 000 euros par an. Ceux-là, ce ne sont pas des agriculteurs, ils vivent des aides. Ma proposition de loi, c’est pour les deux-tiers qui produisent quelque chose.» Ce ne sont les seuls bénéficiaires de subventions qu’il dénigre : il a encore dénoncé les subventions touchées par France Nature Environnement et Générations futures lors de son intervention parlementaire fin janvier. 

Voilà qui rend encore plus intéressant le secret de Laurent Duplomb pour prospérer, là où tant de ses voisins stagnent. Selon son entretien avec C dans l’air, sa réussite passe par le fait de « s’agrandir ». Encore faut-il en trouver les financements. Or l’expansion de Laurent Duplomb repose beaucoup sur un outil qu’il critique publiquement : les subventions. Le sénateur fustige les aides, mais l’exploitant en a fait le moteur de sa ferme. 

Radiographie d’un système de subventions exceptionnel

Dans le top 1% des fermes les plus aidées en 2022/2023

Pour comprendre la suite, il faut entrer pendant quelques lignes dans le détail des aides agricoles. La plupart dépendent de la PAC (Politique Agricole Commune) et donc de l’Union européenne. 
Cette aide se divise en deux « piliers » : le premier pilier finance les aides directes au revenu (selon la surface et le nombre d’exploitants de la ferme) et le second soutient le développement économique agricole (prime à l’installation, prime pour les zones et climats difficiles, soutien à la construction d’infrastructures). Ce sont les régions qui sont les autorités de gestion pour la majeure partie du second pilier.

Montant des subventions reçues par l’exploitation de Laurent Duplomb  sur la période 2022/2023 : 209 415 euros

Ces fonds sont attribués sur des périodes qui vont d’octobre à octobre, aussi on présentera ces subventions à cheval sur deux ans.

Selon nos informations, l’exploitation de Laurent Duplomb a cumulé 209 415 euros de subventions sur l’exercice 2022/2023.

Capture d’écran : subventions versées au Gaec des Calards en 2022/2023

Seules 1,1% des exploitations françaises avaient touché davantage sur la période.

Dans le détail, Laurent Duplomb et ses associés ont touché 56 000 euros au titre du premier pilier, à savoir les aides liées au nombre d’hectares et d’exploitants. C’est déjà au-dessus de la moyenne des aides directes des fermes laitières en France, qui s’élève à 38 000 euros. À ces fonds s’ajoutent 37 500 euros d’aides liées à sa position géographique (contraintes naturelles de la montagne) et d’autres fonds dus à la présence d’un jeune agriculteur sur la ferme.

Surtout, s’ajoutent encore 115 000 euros votés en 2021 et payés en 2022/2023 par la région pour des agrandissements de la ferme, l’installation d’un robot de traite et la couverture de bâtiments par des panneaux photovoltaïques. La décision, on le verra, était soumise à délibération du Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, présidé alors par Laurent Wauquiez. 

Légende : Subvention attribuée au Gaec de Laurent Duplomb en 2021 et versée en 2022/2023

Montant des subventions reçues par l’exploitation de Laurent Duplomb sur la période 2023/2024 : 102 245 euros

En 2023/2024, la ferme de Laurent Duplomb a touché 102 245,26 euros de la PAC, dont les deux tiers au titre du Pilier 1. Une délibération de la région a aussi attribué à la ferme de Laurent Duplomb une nouvelle subvention de 13 072 euros, destinée à l’aménagement du bâtiment d’élevage et qui n’est pas mentionnée dans les versements PAC. A-t-elle été versée ultérieurement ? Contacté, ni la région ni Laurent Duplomb n’avait répondu au moment où nous publions cet article. 

Légende : Subvention attribuée au Gaec de Laurent Duplomb en 2023

Sur la période 2025/2026 : un jackpot en plein débat législatif  

La période 2025/2026 marque un tournant spectaculaire pour l’exploitation de Laurent Duplomb. Alors que le sénateur est au sommet de son influence politique, les vannes du financement public s’ouvrent plus grand que jamais. Selon les documents que nous avons consultés, deux subventions majeures ont été accordées par la région au moment précis où le sénateur portait son texte de loi.

Nos informations montrent que Laurent Duplomb a obtenu via la région une première aide de plus de 250 072 euros de subventions visant à agrandir un bâtiment d’élevage (l’aide se divise en 150 403 euros du FEADER et 100 269 euros d’aide directe de la région).

À cette aide s’en ajoute une autre, de 106 000 euros (63 889 du FEADER et 42 593 de la région), pour la construction d’un bâtiment de stockage du fourrage et la construction de silos. 

Ces aides ont été décidées en février 2025 puis officialisées par la région lors d’une délibération des 26 et 27 juin 2025.  En plein pendant le vote de la loi Duplomb, donc, puisque la Commission Mixte Paritaire (CMP) s’est réunie le 30 juin pour valider le texte final de sa loi. 

À ces aides liées aux investissements de la ferme s’ajouteront donc les aides habituelles de la PAC, dont les montants ne sont pas encore connus mais devraient s’approcher des 100 000 euros vu ce qu’a touché Laurent Duplomb les années précédentes. Si l’on ajoute ces différentes sommes, on dépasse les 450 000 euros (150 403 du FEADER et 100 269 de la région pour l’agrandissement bâtiment, 63 889 euros du FEADER et 42 593 euros de la Région pour le stockage et le silos et 100 000 € au titre des aides habituelles de la PAC). 

Légende : Subventions attribuées au Gaec de Laurent Duplomb en 2025

Une générosité régionale au moins depuis 2020

Selon nos informations, en 2021/2022, la ferme de Laurent Duplomb avait déjà touché 108 723 euros de la PAC, dont 37 000 euros de la région pour des investissements. Et d’autres financements, qui n’apparaissent pas ou plus aujourd’hui sur la plateforme Télépac, ont été décidés par la région.

Selon des documents que nous nous sommes procurés, la région avait en effet validé en janvier 2020 le financement de l’extension de la bassine (retenue d’eau) de Laurent Duplomb, à hauteur de 39 000 euros, dont 14540,32 euros viennent directement de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais ce n’est pas tout. L’épouse et associée de Laurent Duplomb, Béatrice Duplomb, a aussi reçu pas moins de 205 000 euros d’aides européennes entre 2020 et 2022 pour la construction d’une usine de production de gaz issu de méthanisation dans la ferme de Laurent Duplomb.  

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Conflits d’intérêts ? Des fonds versés via la signature de son « ami » Laurent Wauquiez

Laurent Duplomb est qualifié depuis 2017 de « poisson-pilote » de Laurent Wauquiez au Sénat. Ce dernier considère Laurent Wauquiez comme un « ami». Le patron des LR apparaît comme son mentor dans les portraits de Laurent Duplomb, on le voit dans cette vidéo où Laurent Wauquiez tapote la tête de Duplomb.

Or les fonds régionaux touchés par Laurent Duplomb dépendent de délibérations signées par Laurent Wauquiez ou par son successeur Fabrice Pannekoucke (parfois qualifié d’« homme de paille » de Laurent Wauquiez).

Ces informations posent question d’autant plus que la gestion des fonds régionaux et son manque de transparence ont déclenché à la fois plusieurs enquêtes journalistiques (Médiacités, Le Monde, Mediapart), mais aussi des procédures du parquet national financier (contre Laurent Wauquiez lui-même et contre l’un de ses proches) ou encore des requêtes de l’association de lutte contre la corruption Anticor. Tous dénoncent un manque de transparence (notes de frais non communiquées), des dépenses somptuaires ou illégitimes (dîners des sommets, sondages, soupçons d’emploi fantômes) et une préférence marquée dans l’octroi des fonds pour certains territoires marqués à droite, dont la Haute-Loire où se situe la ferme de Laurent Duplomb.

Dans ce contexte, nous avons adressé à la région la question suivante : « Des mesures particulières ont-elles été prises pour éviter tout conflit d’intérêt lors des délibérations concernant les aides perçue par le Gaec de Laurent Duplomb, compte tenu des fonctions électives de Monsieur Duplomb et de sa proximité avec Laurent Wauquiez ?» Nous n’avons pas eu de réponse au moment où nous publions notre article. 

La question se pose d’autant plus que (comme l’indiquait une enquête publiée par les Jours), dans au moins l’un des documents d’attribution de subvention mentionnant Laurent Wauquiez comme « représentant » du « financeur de l’opération », on peut lire que « le bénéficiaire (Laurent Duplomb, donc) s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir tout risque de conflit d’intérêts », précisant par ailleurs : « Il y a conflit d’intérêts lorsque la réalisation impartiale et objective de l’opération est compromise pour des motifs affectifs, d’affinité politique ou nationale, d’intérêt économique. »

Convention avec la région pour une aide reçue et signée par Laurent Duplomb pour sa bassine en janvier 2020

Sénateur ou exploitant : pour qui roule Laurent Duplomb ?

Si le sénateur Duplomb affirme vouloir avec sa loi « répondre aux demandes des filières agricoles », ses mesures favorisent surtout un modèle industriel dont il est, comme le montre notre enquête, l’un des principaux bénéficiaires. Cet intérêt personnel entre en collision directe avec l’intérêt général, puisque des experts scientifiques soulignent les effets délétères de sa loi sur l’environnement et la santé.  


Bon Pote a interrogé Mathieu Courgeau, éleveur laitier en Vendée et co-président du collectif Nourrir, une alliance de 50 organisations (syndicats, ONG) qui prône une transition agricole écologique et sociale. Il voit dans les démarches de l’exploitant et du sénateur Duplomb une même vision idéologique : « Cette vision de l’agriculture, c’est concentrer dans les mêmes mains les terres, les bâtiments et les aides publiques, pour favoriser quelques exploitations considérées comme les plus productives ». L’éleveur et son collectif portent d’autres solutions, largement invisibilisées dans le débat public : « une meilleure répartition des moyens de production entre un maximum d’agriculteurs et sur tous les territoires, pour assurer notre souveraineté alimentaire et augmenter la résilience de notre système agricole ».

Pour résoudre les problèmes économiques des agriculteurs et pour gagner en équité, mieux répartir les aides semble indispensable, alors qu’en Europe 20 % des agriculteurs les plus riches touchent 81 % des aides de la PAC. L’une des mesures portées pour ce faire par de nombreux experts et collectifs européens est le plafonnement et/ou la dégressivité des aides de la PAC. Ces réformes bénéficieraient à la santé publique, à l’environnement et à la majorité des paysans. Mais elles auraient un défaut majeur pour le sénateur de Haute-Loire : elles le priveraient d’une partie des aides qui sont, aujourd’hui, au cœur de son modèle économique.

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29 Responses

  1. Merci pour cet article bien détaillé…..
    …. Une grande exploitation ne signifie pas forcément de bonnes conditions de vie pour les animaux ….
    …… Pollution des sols et de l’air avec les pesticides ( et rajouter une couche avec Duplomb )…..
    ….. Nos ancêtres et encore quelques uns , cultivent avec un bon rendement sans avoir besoin de contaminer l’ environnement….
    ….. En tout état de cause, la mondialisation rend l’ être humain mauvais….. Elle va à l’ encontre de la nature
    …. Seuls les animaux guidés par leur instinct, protège leur milieu de vie.
    ….. Si on voulait vraiment un monde plus vert, on miserait sur le local et l’autosuffisance partout. Mais on voit bien que tout est une question de pognon et de lobbies.

  2. Excellent article! Etant nouvellement “agricultrice” et dans un département très ouvertement à droite dans les politiques agricoles je peux vous assurer que c’est un milieu de réseau et de basse politique… A tous ceux qui osent défendre les gros gestionnaires agricoles (Duplomb n’est pas un agriculteur: c’est un gestionnaire, ils se revendiquent ainsi ces gens là) c’est soit que vous n’y connaissez RIEN et que vous êtes ultra influençables et il s’agit de votre propre survie à long terme, soit que vous cautionnez un système pourri et corrompu qui accélerera la fin de l’Humanité et vous allez en avoir sur la conscience. Et j’appelle TOUS les consommateur à se saisir de ce problème qui NOUS CONCERNE TOUS: les travailleurs de la Terre sont les garants de la protection de cette terre et de la santé de habitants et consommateurs? Nourrir les gens c’est le coeur de toute société alors saisissons nous du problème TOUS ENSEMBLE, et virons les profiteurs qui causent notre perte à tous et la perte de la biodiversité et à long terme de notre Humanité et planète au seul argument de leur profit… Boycott, manif, indignation, partager ces articles qui dénoncent, actions militantes pour parler du problème encore et encore et aller casser les bonbons à ces gens là, encore et encore. Et merci de publier ce genre d’articles!!!
    A bon entendeur! URGENCE ABSOLUE à le faire sans attendre

  3. Bonjour,

    Salarié agricole dans une exploitation laitière, je suis désagréablement surpris par cet article qui n’aurait même pas sa place dans le Canard Enchaîné. On peut ne pas être d’accord avec les idées de M. Duplomb, mais en voyant le reportage de “C dans l’air” mentionné dans l’article, je n’ai vu qu’une ferme ordinaire. Pour plusieurs associés et salariés, pour une ferme modernisée, les dimensions et les capitaux ne sont pas du tout hors des clous !

    La modernisation d’une ferme et son agrandissement permettent aux travailleurs (salariés et exploitants) de réduire le temps de travail, améliorer le confort professionnel et essayer de se tirer un salaire. Vous ne vous rendez pas compte de la réalité du travail agricole, notamment avec les activités d’élevage, qui nécessitent une astreinte 7j/7, 365j/an. Peut-on nous reprocher de regrouper le travail à plusieurs (donc de s’agrandir !) pour libérer des week-ends et des vacances aux travailleurs ? Peut-on nous reprocher de mécaniser notre métier pour éviter de se détruire le corps avec des tâches physiques ? Peut-on nous reprocher d’augmenter leur productivité pour se payer au mieux 4000€/mois, pas du tout excessif au vu du temps de travail ? Ce sur quoi la gauche milite pour la société (meilleurs salaires et conditions de travail, réduction du temps de travail) le refuse t-elle aux agriculteurs ?

    Cet article montre une déconnexion entre la réalité agricole et les chiffres issus de rapports. La ferme de Laurent Duplomb est dans les plus grosse de France ? L’est-elle tant une fois qu’on la compare à ce qui est comparable, à savoir une exploitation en polyculture élevage ? Et si l’on retire toutes les fermes vieillissantes, souvent les plus petites, qui ne seront jamais reprises, parce que les conditions de travail sont en décalage complet avec le reste de la société ? Faut-il que toutes les fermes soient en galère pour trouver grâce à vos yeux ? Regardez simplement les nouveaux installés en agriculture. Ils seront statistiquement dans les fermes les plus subventionnées, parce qu’il faut les mettre aux normes (pour préserver l’environnement notamment !) et les fermes les plus grandes, parce qu’il n’y a plus personne pour se tuer au travail dans une micro-ferme !

    Et petite ou grande ferme, il faudra toujours un ou deux tracteurs pour faire le travail dans les champs (et même chose sur tout le matériel !). Et l’impact sur le revenu n’est pas du tout le même avec les économies d’échelles. Il faut savoir qu’un “gros GAEC” de 200-300ha avec plusieurs associés et plusieurs salariés a des parts sociales plus faibles qu’une ferme individuelles. La taille ne fait pas tout.

    Et pour terminer, effectivement Olivier de Schutter préconise des fermes petites et moyennes (en polyculture élevage, comme Laurent Duplomb par ailleurs…). Mais petites et moyennes par rapport à quoi ? A l’agriculture vivrière et misérables de l’Inde ? Ou aux exploitations de 10 000ha des USA, de l’Europe de l’est, de l’australie ou du Canada, qui comptent des dizaines de salariés ? Sans s’en rendre compte, vous montrez que l’exploitation de Laurent Duplomb est le modèle à suivre.

    Je serais ravi de vous présenter mon quotidien agricole si vous le souhaitez. Vous avez mon adresse mail.

    1. Duplomb reçoit ses amis agriculteurs au senat

      https://fdsea80.fr/2025/06/13/le-sea-du-val-dauthie-visite-le-senat/

      Extrait:

      “”Dans un contexte aussi du projet de loi levant les contraintes au monde agricole, qui mieux que le sénateur qui l’a déposé pour en parler. Le sénateur samarien Laurent Somon avait donc convié Laurent Duplomb, agriculteur et sénateur de Haute Loire pour présenter son projet et ses objectifs. Pour le sénateur, la seule voie de la montée en gamme des produits agricoles n’est pas la solution. Au vu de la conjoncture, le français va arbitrer sur la nourriture, et acheter le premier prix, et si l’agriculture de notre pays ne fait plus d’entrée de gamme, une partie de la population française, les moins riches, se tournera vers l’importation et ce de plus en plus.
      Pour éviter cela, lever les contraintes pesant sur les exploitations françaises est-indispensable pour mettre fin aux distorsions de concurrence, que ce soit sur l’utilisation des produits sanitaires, de la gestion de l’eau ou encore les seuils des installations classées d’élevage. En France, les normes représentent 4% du PIB, soit huit fois plus que la moyenne européenne. Quand l’Etat cherche à faire des économies, réduire les normes, représente une économie calculée de 115 milliards d’euros à faire. N’attendons plus “‘”

      En fait il part d un bon sentiment ce cher, très cher, sénateur duplomb ,c est pour aider les plus pauvres a manger français et par la même les empoisonner ,saletés de pauvres.

      Après les empoisonneur empoisonnés ça les regarde.

      C est plus clair quand il explique directement l intérêt de cette loi a ses amis agriculteurs.

  4. Je conclus que les agriculteurs laitiers sont riches et nous emmerdent avec leurs manifs de tout casser et salir nous prendrait on pour des imbéciles ? Je soutiens les petits locaux ceux qui nous font vivre avec du bon et du bio mais pas les gros !

  5. Connaissant très bien le secteur de l’agriculture, je trouve cet article à charge bien que n’appréciant pas forcément M. Duplomb.
    Il a touché des subvention de l’UE ? Et bien c’est EXACTEMENT comme cela que fonctionne tout le secteur agricole en France dans le cadre de la PAC. Et je pense que peu de monde veut revenir dessus. Il ne peut pas être contre ou alors il y a un problème. Il est contre les différences de norme en Europe et ça c’est une autre histoire.
    Il a une grande exploitation ? Certes, il a dit le contraire même s’il est dans le top 10%. Ceci dit, c’est un peu comme la fortune : dans le top 10% on retrouve des énormes écarts entre le top 10% et le top 5%. Mais d’un autre côté, les grandes exploitations c’est ce qui nous permet aussi de nourrir la France.

    1. Il est contre les agriculteurs qui vivent des aides. Ce sont ses mots. Donc il est contre les aides, sauf pour les gens comme lui. Ca mérite d’être connu je pense.

      ” les grandes exploitations c’est ce qui nous permet aussi de nourrir la France.”
      Sauf que de nombreux et nombreuses expertes estiment qu’un système de fermes petites et moyennes est plus résilient (Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation entre 2008 et 2014, notamment).

  6. Agriculteur bio dans les Vosges, et n’étant pas du tout pour les idées du sénateur, je trouve cet article totalement a charge et en dehors de la réalité de l’agriculture actuelle. OK il a dit être dans la moyenne et ce n’est pas le cas mais les aides demandées sont légales et accessibles a tous. Ayant fait de nombreux investissements également, je peux vous dire que mes aides sont comparables si les investissements sont importants. Regardez les critères d’éligibilité vous comprendrez plutôt que de dire qu’il touche bcp d’argent. C la même chose dans toutes les régions et c’est indispensable pour que les agriculteurs se modernisent. Exemple: investir dans un methaniseur pour produire du gaz vert pour le territoire : coût 2 a 5 millions d’euros subventionné a 15 voir 20%. Couvrir son fumier car la règlementation uniquement francaise l’impose : 2 a 500000 € subventionné entre 20 et 40%. Robot de traite pour réduire la penibilite et compenser le manque de mo en agriculture : 2 a 500000€ subventionné a 15 a 50%. Et a chaque fois les critères d’éligibilité sont stricts : jeune agriculteur, agriculture Bio, surface… font augmenter le % de subvention. Les petits disparaissent au détriment des gros : c’est ainsi dans tous les secteurs : l’économique l’emporte, l’économie d’échelle. La paysannerie c’est terminé, trop gourmande en mo et pas assez rentable. Les gros n’achètent pas les petits, ce sont les petits qui vendent aux gros. Ce n’est pas mon opinion, c’est factuel! Et pour le conflit d’intérêt, pour les subventions, c’est tjrs le président de région qui signe les aides versée : m. Duplomb doit donc arrêter son activité s’il connaît un élu!!!! Vous préférez qu’un médecin ou un avocat dicte les lois pour les agriculteurs ou un agriculteur est il plus compétent pour savoir ce qui est bon pour l’agriculture !!!!

    1. Merci beaucoup pour ce commentaire. Je ne pense pas que ces aides soient illégales ni excessives. Ce n’est pas ce que je dis. Je pense toutefois que les informations que je révèle questionne la posture de Laurent Duplomb et de sa loi : Agit-il pour l’intérêt général ? Agit-il pour tous les agriculteurs ? Ou agit-il pour quelques agriculteurs qui ont les mêmes caractéristiques que lui ?

  7. Super article et quoi qu’en disent certains, parfaitement documenté et impartial.
    Personnellement, j’ai -presque- honte d’être un habitant de…Haute-Loire, avec Laurent Wauquiez comme député et Laurent Duplomb comme sénateur. Mais je vous le jure, le premier et son successeur à la tête de la région AURA faisant la chasse à l’assistanat (surtout aux associations environnementales), le second ne devrait bientôt plus vivre que de son travail (les habitants de Saint-Paulien le croiseront plus souvent…)

  8. Bonjour, il doit y avoir une inversion entre 85% et 96%.

    En France, 7459 des 65 000 fermes laitières ont plus de 100 vaches, et seules 2400 ont plus de 150 vaches. Cela veut dire que 96 % des fermes ont moins de 150 vaches et 85 % ont moins de 100 vaches.

  9. Pourquoi ne pas diffuser cette enquête sur une chaîne nationale ,il faut que ça se sache,même si on s’en doutait.Ces profiteurs doivent être poursuivis.

  10. Bonjour,
    J’ai lu attentivement votre article, et étant moi même dans le monde agricole, je ne pense vraiment pas que le fonctionnement de son exploitation soit anormal. La plupart des subventions sont le résultat d’investissement lourd, il aurait été honnête de le comparer a l’investissement. Dans le petit monde agricole, les panneaux solaires, le robot de traite, et la methanisation font l’objet de toutes les attentions et sont de réels modele de développement pour nos exploitation, ainsi que la diversité de production. Modifier légèrement le prisme de votre enquête sur le modèle que peut avoir cette exploitation sur le développement économique et biodynamique ça sera plus motivant pour le futur de l’agriculture et la bienveillance envers un monde que vous n’avez manifestement pas l’habitude de foulée a part avec vos mots.

    1. Nous reprenons le mensonge de Duplomb et montrons la réalité. Il n’est pas du tout dans “la moyenne”. Et pour les lourds investissements, nous le documentons sur Bon Pote depuis plusieurs années, l’interview avec Nicolas Legendre est une lecture indispensable !

      1. Autant le copinage avec Wauquiez est révoltant, autant les ordres de grandeur dans cette enquête sont ridicules. Déjà, 130 bêtes, ça a beau être plus que dans 85% des autres exploitations, ça ne marque pas une différence majeure avec la moyenne qui illustrerait un modèle ou un mode d’élevage différent. Mais surtout, c’est effarant de ne pas rapporter ce nombre de êtes aux personnes qui vivent sur la ferme ! Combien sont associées ? Combien sont salariées ? Avoir 130 bêtes à deux associés, cela ne fait plus que 65 bêtes par exploitant ! Sachant que 40% des exploitations laitières ont un exploitant individuel, pas sûr que Duplomb ait un cheptel au-dessus de la moyenne. Et c’est la même chose pour les aides de la PAC. Par pitié, allez rencontrer des éleveurs, je suis sûr que vous en trouverez des très accueillants, au moins pour échanger un peu sur la réalité.

        1. Merci pour votre réponse. J’ai interrogé des éleveurs (l’un d’eux est cité dans l’article) et d’autres sources. TOUT LE MONDE me confirme qu’il est exceptionnel de pouvoir financer autant en six ans (plusieurs bâtiments, un parc photovoltaïque, un méthaniseur, une retenue d’eau…). Je ne dis pas que c’est illégal ou anormal, je dis juste qu’il a touché BEAUCOUP PLUS que la moyenne. Et ça questionne la façon dont il se présente (comme un agriculteur moyen défendant tous les agriculteurs).

  11. Je me disais aussi que l’entêtement de Duplomb n’était pas seulement idéologique. Merci d’avoir situé le personnage dans le paysage économique de la PAC et de la politique régionale Auvergne Rhône Alpes. Nous sommes évidemment loin des larmes de crocodiles versées sur le sort des agriculteurs. En fait Duplomb comme Rousseau ne sont agriculteurs que pour la façade. En revanche, ils sont des acteurs politiques majeurs d’une politique qui les avantage mais qui nous conduit collectivement droit dans le mur, vrais paysans et tous citoyens compris.

  12. Bravo pour cette enquête. Même si on s’en doutait, maintenant c’est limpide ! A présent, il faut qu’une action en justice soit initiée.

  13. Bonjour, selon votre article : « un outil qu’il critique publiquement : les subventions. Le sénateur fustige les aides, mais l’exploitant en a fait le moteur de sa ferme. »
    Tant par Google que par ChatGPT en mode Web Search, je ne trouve pas d’articles ou vidéos montrant qu’il critique les subventions euopéennes en matière agricole.
    Pouvez-vous donner une référence ou lien hypertexte ?

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29 Responses

  1. Merci pour cet article bien détaillé…..
    …. Une grande exploitation ne signifie pas forcément de bonnes conditions de vie pour les animaux ….
    …… Pollution des sols et de l’air avec les pesticides ( et rajouter une couche avec Duplomb )…..
    ….. Nos ancêtres et encore quelques uns , cultivent avec un bon rendement sans avoir besoin de contaminer l’ environnement….
    ….. En tout état de cause, la mondialisation rend l’ être humain mauvais….. Elle va à l’ encontre de la nature
    …. Seuls les animaux guidés par leur instinct, protège leur milieu de vie.
    ….. Si on voulait vraiment un monde plus vert, on miserait sur le local et l’autosuffisance partout. Mais on voit bien que tout est une question de pognon et de lobbies.

  2. Excellent article! Etant nouvellement “agricultrice” et dans un département très ouvertement à droite dans les politiques agricoles je peux vous assurer que c’est un milieu de réseau et de basse politique… A tous ceux qui osent défendre les gros gestionnaires agricoles (Duplomb n’est pas un agriculteur: c’est un gestionnaire, ils se revendiquent ainsi ces gens là) c’est soit que vous n’y connaissez RIEN et que vous êtes ultra influençables et il s’agit de votre propre survie à long terme, soit que vous cautionnez un système pourri et corrompu qui accélerera la fin de l’Humanité et vous allez en avoir sur la conscience. Et j’appelle TOUS les consommateur à se saisir de ce problème qui NOUS CONCERNE TOUS: les travailleurs de la Terre sont les garants de la protection de cette terre et de la santé de habitants et consommateurs? Nourrir les gens c’est le coeur de toute société alors saisissons nous du problème TOUS ENSEMBLE, et virons les profiteurs qui causent notre perte à tous et la perte de la biodiversité et à long terme de notre Humanité et planète au seul argument de leur profit… Boycott, manif, indignation, partager ces articles qui dénoncent, actions militantes pour parler du problème encore et encore et aller casser les bonbons à ces gens là, encore et encore. Et merci de publier ce genre d’articles!!!
    A bon entendeur! URGENCE ABSOLUE à le faire sans attendre

  3. Bonjour,

    Salarié agricole dans une exploitation laitière, je suis désagréablement surpris par cet article qui n’aurait même pas sa place dans le Canard Enchaîné. On peut ne pas être d’accord avec les idées de M. Duplomb, mais en voyant le reportage de “C dans l’air” mentionné dans l’article, je n’ai vu qu’une ferme ordinaire. Pour plusieurs associés et salariés, pour une ferme modernisée, les dimensions et les capitaux ne sont pas du tout hors des clous !

    La modernisation d’une ferme et son agrandissement permettent aux travailleurs (salariés et exploitants) de réduire le temps de travail, améliorer le confort professionnel et essayer de se tirer un salaire. Vous ne vous rendez pas compte de la réalité du travail agricole, notamment avec les activités d’élevage, qui nécessitent une astreinte 7j/7, 365j/an. Peut-on nous reprocher de regrouper le travail à plusieurs (donc de s’agrandir !) pour libérer des week-ends et des vacances aux travailleurs ? Peut-on nous reprocher de mécaniser notre métier pour éviter de se détruire le corps avec des tâches physiques ? Peut-on nous reprocher d’augmenter leur productivité pour se payer au mieux 4000€/mois, pas du tout excessif au vu du temps de travail ? Ce sur quoi la gauche milite pour la société (meilleurs salaires et conditions de travail, réduction du temps de travail) le refuse t-elle aux agriculteurs ?

    Cet article montre une déconnexion entre la réalité agricole et les chiffres issus de rapports. La ferme de Laurent Duplomb est dans les plus grosse de France ? L’est-elle tant une fois qu’on la compare à ce qui est comparable, à savoir une exploitation en polyculture élevage ? Et si l’on retire toutes les fermes vieillissantes, souvent les plus petites, qui ne seront jamais reprises, parce que les conditions de travail sont en décalage complet avec le reste de la société ? Faut-il que toutes les fermes soient en galère pour trouver grâce à vos yeux ? Regardez simplement les nouveaux installés en agriculture. Ils seront statistiquement dans les fermes les plus subventionnées, parce qu’il faut les mettre aux normes (pour préserver l’environnement notamment !) et les fermes les plus grandes, parce qu’il n’y a plus personne pour se tuer au travail dans une micro-ferme !

    Et petite ou grande ferme, il faudra toujours un ou deux tracteurs pour faire le travail dans les champs (et même chose sur tout le matériel !). Et l’impact sur le revenu n’est pas du tout le même avec les économies d’échelles. Il faut savoir qu’un “gros GAEC” de 200-300ha avec plusieurs associés et plusieurs salariés a des parts sociales plus faibles qu’une ferme individuelles. La taille ne fait pas tout.

    Et pour terminer, effectivement Olivier de Schutter préconise des fermes petites et moyennes (en polyculture élevage, comme Laurent Duplomb par ailleurs…). Mais petites et moyennes par rapport à quoi ? A l’agriculture vivrière et misérables de l’Inde ? Ou aux exploitations de 10 000ha des USA, de l’Europe de l’est, de l’australie ou du Canada, qui comptent des dizaines de salariés ? Sans s’en rendre compte, vous montrez que l’exploitation de Laurent Duplomb est le modèle à suivre.

    Je serais ravi de vous présenter mon quotidien agricole si vous le souhaitez. Vous avez mon adresse mail.

    1. Duplomb reçoit ses amis agriculteurs au senat

      https://fdsea80.fr/2025/06/13/le-sea-du-val-dauthie-visite-le-senat/

      Extrait:

      “”Dans un contexte aussi du projet de loi levant les contraintes au monde agricole, qui mieux que le sénateur qui l’a déposé pour en parler. Le sénateur samarien Laurent Somon avait donc convié Laurent Duplomb, agriculteur et sénateur de Haute Loire pour présenter son projet et ses objectifs. Pour le sénateur, la seule voie de la montée en gamme des produits agricoles n’est pas la solution. Au vu de la conjoncture, le français va arbitrer sur la nourriture, et acheter le premier prix, et si l’agriculture de notre pays ne fait plus d’entrée de gamme, une partie de la population française, les moins riches, se tournera vers l’importation et ce de plus en plus.
      Pour éviter cela, lever les contraintes pesant sur les exploitations françaises est-indispensable pour mettre fin aux distorsions de concurrence, que ce soit sur l’utilisation des produits sanitaires, de la gestion de l’eau ou encore les seuils des installations classées d’élevage. En France, les normes représentent 4% du PIB, soit huit fois plus que la moyenne européenne. Quand l’Etat cherche à faire des économies, réduire les normes, représente une économie calculée de 115 milliards d’euros à faire. N’attendons plus “‘”

      En fait il part d un bon sentiment ce cher, très cher, sénateur duplomb ,c est pour aider les plus pauvres a manger français et par la même les empoisonner ,saletés de pauvres.

      Après les empoisonneur empoisonnés ça les regarde.

      C est plus clair quand il explique directement l intérêt de cette loi a ses amis agriculteurs.

  4. Je conclus que les agriculteurs laitiers sont riches et nous emmerdent avec leurs manifs de tout casser et salir nous prendrait on pour des imbéciles ? Je soutiens les petits locaux ceux qui nous font vivre avec du bon et du bio mais pas les gros !

  5. Connaissant très bien le secteur de l’agriculture, je trouve cet article à charge bien que n’appréciant pas forcément M. Duplomb.
    Il a touché des subvention de l’UE ? Et bien c’est EXACTEMENT comme cela que fonctionne tout le secteur agricole en France dans le cadre de la PAC. Et je pense que peu de monde veut revenir dessus. Il ne peut pas être contre ou alors il y a un problème. Il est contre les différences de norme en Europe et ça c’est une autre histoire.
    Il a une grande exploitation ? Certes, il a dit le contraire même s’il est dans le top 10%. Ceci dit, c’est un peu comme la fortune : dans le top 10% on retrouve des énormes écarts entre le top 10% et le top 5%. Mais d’un autre côté, les grandes exploitations c’est ce qui nous permet aussi de nourrir la France.

    1. Il est contre les agriculteurs qui vivent des aides. Ce sont ses mots. Donc il est contre les aides, sauf pour les gens comme lui. Ca mérite d’être connu je pense.

      ” les grandes exploitations c’est ce qui nous permet aussi de nourrir la France.”
      Sauf que de nombreux et nombreuses expertes estiment qu’un système de fermes petites et moyennes est plus résilient (Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation entre 2008 et 2014, notamment).

  6. Agriculteur bio dans les Vosges, et n’étant pas du tout pour les idées du sénateur, je trouve cet article totalement a charge et en dehors de la réalité de l’agriculture actuelle. OK il a dit être dans la moyenne et ce n’est pas le cas mais les aides demandées sont légales et accessibles a tous. Ayant fait de nombreux investissements également, je peux vous dire que mes aides sont comparables si les investissements sont importants. Regardez les critères d’éligibilité vous comprendrez plutôt que de dire qu’il touche bcp d’argent. C la même chose dans toutes les régions et c’est indispensable pour que les agriculteurs se modernisent. Exemple: investir dans un methaniseur pour produire du gaz vert pour le territoire : coût 2 a 5 millions d’euros subventionné a 15 voir 20%. Couvrir son fumier car la règlementation uniquement francaise l’impose : 2 a 500000 € subventionné entre 20 et 40%. Robot de traite pour réduire la penibilite et compenser le manque de mo en agriculture : 2 a 500000€ subventionné a 15 a 50%. Et a chaque fois les critères d’éligibilité sont stricts : jeune agriculteur, agriculture Bio, surface… font augmenter le % de subvention. Les petits disparaissent au détriment des gros : c’est ainsi dans tous les secteurs : l’économique l’emporte, l’économie d’échelle. La paysannerie c’est terminé, trop gourmande en mo et pas assez rentable. Les gros n’achètent pas les petits, ce sont les petits qui vendent aux gros. Ce n’est pas mon opinion, c’est factuel! Et pour le conflit d’intérêt, pour les subventions, c’est tjrs le président de région qui signe les aides versée : m. Duplomb doit donc arrêter son activité s’il connaît un élu!!!! Vous préférez qu’un médecin ou un avocat dicte les lois pour les agriculteurs ou un agriculteur est il plus compétent pour savoir ce qui est bon pour l’agriculture !!!!

    1. Merci beaucoup pour ce commentaire. Je ne pense pas que ces aides soient illégales ni excessives. Ce n’est pas ce que je dis. Je pense toutefois que les informations que je révèle questionne la posture de Laurent Duplomb et de sa loi : Agit-il pour l’intérêt général ? Agit-il pour tous les agriculteurs ? Ou agit-il pour quelques agriculteurs qui ont les mêmes caractéristiques que lui ?

  7. Super article et quoi qu’en disent certains, parfaitement documenté et impartial.
    Personnellement, j’ai -presque- honte d’être un habitant de…Haute-Loire, avec Laurent Wauquiez comme député et Laurent Duplomb comme sénateur. Mais je vous le jure, le premier et son successeur à la tête de la région AURA faisant la chasse à l’assistanat (surtout aux associations environnementales), le second ne devrait bientôt plus vivre que de son travail (les habitants de Saint-Paulien le croiseront plus souvent…)

  8. Bonjour, il doit y avoir une inversion entre 85% et 96%.

    En France, 7459 des 65 000 fermes laitières ont plus de 100 vaches, et seules 2400 ont plus de 150 vaches. Cela veut dire que 96 % des fermes ont moins de 150 vaches et 85 % ont moins de 100 vaches.

  9. Pourquoi ne pas diffuser cette enquête sur une chaîne nationale ,il faut que ça se sache,même si on s’en doutait.Ces profiteurs doivent être poursuivis.

  10. Bonjour,
    J’ai lu attentivement votre article, et étant moi même dans le monde agricole, je ne pense vraiment pas que le fonctionnement de son exploitation soit anormal. La plupart des subventions sont le résultat d’investissement lourd, il aurait été honnête de le comparer a l’investissement. Dans le petit monde agricole, les panneaux solaires, le robot de traite, et la methanisation font l’objet de toutes les attentions et sont de réels modele de développement pour nos exploitation, ainsi que la diversité de production. Modifier légèrement le prisme de votre enquête sur le modèle que peut avoir cette exploitation sur le développement économique et biodynamique ça sera plus motivant pour le futur de l’agriculture et la bienveillance envers un monde que vous n’avez manifestement pas l’habitude de foulée a part avec vos mots.

    1. Nous reprenons le mensonge de Duplomb et montrons la réalité. Il n’est pas du tout dans “la moyenne”. Et pour les lourds investissements, nous le documentons sur Bon Pote depuis plusieurs années, l’interview avec Nicolas Legendre est une lecture indispensable !

      1. Autant le copinage avec Wauquiez est révoltant, autant les ordres de grandeur dans cette enquête sont ridicules. Déjà, 130 bêtes, ça a beau être plus que dans 85% des autres exploitations, ça ne marque pas une différence majeure avec la moyenne qui illustrerait un modèle ou un mode d’élevage différent. Mais surtout, c’est effarant de ne pas rapporter ce nombre de êtes aux personnes qui vivent sur la ferme ! Combien sont associées ? Combien sont salariées ? Avoir 130 bêtes à deux associés, cela ne fait plus que 65 bêtes par exploitant ! Sachant que 40% des exploitations laitières ont un exploitant individuel, pas sûr que Duplomb ait un cheptel au-dessus de la moyenne. Et c’est la même chose pour les aides de la PAC. Par pitié, allez rencontrer des éleveurs, je suis sûr que vous en trouverez des très accueillants, au moins pour échanger un peu sur la réalité.

        1. Merci pour votre réponse. J’ai interrogé des éleveurs (l’un d’eux est cité dans l’article) et d’autres sources. TOUT LE MONDE me confirme qu’il est exceptionnel de pouvoir financer autant en six ans (plusieurs bâtiments, un parc photovoltaïque, un méthaniseur, une retenue d’eau…). Je ne dis pas que c’est illégal ou anormal, je dis juste qu’il a touché BEAUCOUP PLUS que la moyenne. Et ça questionne la façon dont il se présente (comme un agriculteur moyen défendant tous les agriculteurs).

  11. Je me disais aussi que l’entêtement de Duplomb n’était pas seulement idéologique. Merci d’avoir situé le personnage dans le paysage économique de la PAC et de la politique régionale Auvergne Rhône Alpes. Nous sommes évidemment loin des larmes de crocodiles versées sur le sort des agriculteurs. En fait Duplomb comme Rousseau ne sont agriculteurs que pour la façade. En revanche, ils sont des acteurs politiques majeurs d’une politique qui les avantage mais qui nous conduit collectivement droit dans le mur, vrais paysans et tous citoyens compris.

  12. Bravo pour cette enquête. Même si on s’en doutait, maintenant c’est limpide ! A présent, il faut qu’une action en justice soit initiée.

  13. Bonjour, selon votre article : « un outil qu’il critique publiquement : les subventions. Le sénateur fustige les aides, mais l’exploitant en a fait le moteur de sa ferme. »
    Tant par Google que par ChatGPT en mode Web Search, je ne trouve pas d’articles ou vidéos montrant qu’il critique les subventions euopéennes en matière agricole.
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